Jean-Daniel Toledano

Commissaire-Priseur
Carnet

Enchères : comprendre les frais vendeur et le prix de réserve

Marteau de commissaire-priseur sur son socle, salle des ventes doree en arriere-plan

Vendre aux enchères pour la première fois soulève toujours les mêmes questions. Voici le contrat de vente expliqué sans jargon.

Le mandat de vente. Tout commence par un document signé entre vous et la maison de ventes : il fixe l'estimation, le prix de réserve éventuel et les frais vendeur. Rien n'est laissé à l'oral : c'est votre protection.

Le prix de réserve. C'est le montant minimum confidentiel en dessous duquel vous refusez de vendre. Fixé d'un commun accord avec le commissaire-priseur, il ne peut être supérieur à l'estimation basse (la loi l'impose : on n'attire pas l'enchérisseur avec une estimation inatteignable). Si les enchères n'atteignent pas la réserve, l'objet est ravalé, c'est-à-dire invendu : il vous revient, ou nous vous proposons une nouvelle présentation ou une vente de gré à gré.

Les frais vendeur. Convenus à la signature du mandat, ils couvrent l'expertise, le catalogage, la photographie, l'assurance, la publicité et l'organisation de la vente. Ils sont déduits du prix d'adjudication, le fameux prix marteau. Exemple simple : adjudication à 10 000 euros, frais vendeur de 15 % : vous recevez 8 500 euros.

Les frais acheteur. L'acheteur paie de son côté des frais qui s'ajoutent au prix marteau ; ils ne vous concernent pas directement mais expliquent l'écart entre le prix annoncé en salle et le total payé par l'acquéreur.

Le règlement. Après la vente et l'encaissement de l'acheteur, vous recevez le produit net dans les délais légaux, accompagné du décompte détaillé.

Notre conseil. Une réserve trop haute stérilise la vente ; une estimation juste et une réserve raisonnable créent la compétition, et c'est la compétition qui fait les belles adjudications.

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